Posted novembre 10th, 2008 by Pauline
Que ceux qui en avaient marre de la télé réalité cassent leur télévision.

Ceux qui suivent un peu les émissions américaines savent que leurs concepts sont vraiment poussés, énormément poussés au trash. Après les gens qui chantent, les gens qui sont dans une maisons avec pleins de caméras, ceux qui racontent leur vie sans honte et ceux qui répondent à des questions sous prétexte de vouloir un million d’euros, voici l’émission du vice. Pire que confessions intimes. The moment of truth va pas tarder à arriver chez nous…
Les familles sont de retours, mais on oublie carrément la famille en or, là ce sont plutôt des règlements de compte. Des questions indiscrètes sur la vie intime des couples, on cherche le moyens pour que les personnes découvrent des secrets sur l’autre, en même temps plus le concept est pervers plus on aime..
Les questions sont vraiment Trash :
- avez-vous déjà participé à une soirée échangiste ?
- avez-vous déjà eu une relation sexuelle à trois ?
- est-ce-que vous vous inquiétez vraiment du sort des enfants africains qui meurt de faim ?
Là où ça se corse c’est quand les questions sont en rapport avec les proches présents sur le plateau :
- Avez vous déjà trompé votre femme?
- Avez vous eut des fantasmes sur vos amis ?
Le pire dans tout ça c’est que le candidat est soumis au détecteur de mensonges…
Bien sur, vous l’aurez surement senti c’est TF1 qui est très intéressé par ce programme
Restons purs, cassons vraiment nos télés.
Posted novembre 5th, 2008 by Gaeti

Le game-designer Ian Dallas (Los Angeles) propose Unfinished Swan, un First Personnal Shooter vraiment original. (source LSD)

Le jeu, de principe simpliste, consiste à lancer des boules de peinture blanche (dans un environnement obscur) ou noire (dans un environnement surexposé). Ainsi projetée sur les murs, le personnage peut ainsi évoluer en milieu inconnu. Le graphisme tout en bichromie est simplement hallucinant, le moteur 3D étant réellement de toute beauté.
Difficile de savoir l’impact que ce jeu va avoir, mais on voit que le renouveau dans les concepts et idées se fait sentir. Le buzz netien monte …
Pour voir la vidéo essai (je n’arrive pas à la mettre directement ici …The Unfinished Swan - Tech Demo 9/2008, ça vaut le détour !
Posted octobre 26th, 2008 by Gaeti
Ce qui est “bien” dans l’art contemporain, c’est que tout le monde peut se réclamer d’en être. Mais vraiment. Et généralement, plus on est original ou conceptuel et plus on est sûr d’être rangé dans cette catégorie. Alors après avoir fait du figuratif, après avoir testé dans tous les sens possibles et imaginables l’abstraction, que pouvions-nous faire ? La solution semblait visiblement toute trouvée. Riens.fr vous propose d’être l’heureux acquéreur du néant le plus total, du vide le plus sidéral. Pour la modique somme de 8 euros, vous voilà propriétaire du “rien”.
Jusqu’à la fin du paragraphe précédent, j’étais moi-même enthousiasmé. C’est vrai que l’idée en soi est originale, mais je doute qu’il soit bon pour son auteur de faire un procès en paternité. On semble lorgner du côté du réchauffé. Cela dit, le concept est poussé à son paroxysme, on a une plate-forme de vente du rien, ça peut le faire. Un partout, égalité.
Huit euros pour vendre du rien, là de suite, on frise par contre d’avaler de travers (de l’air bien sûr). Même avec un certificat de conformité, même avec une philosophie toute trouvée. Le certificat est là pour attester que c’est une “véritable” oeuvre mais le rien n’a besoin de [rien] pour être attesté. Et ce n’est pas un bout de papier qui peut justifier du prix. Quant à l’argumentation de la critique de la société de consommation, elle est un peu aisée. On la sent un petit peu étiquetée, parachutée là pour, elle aussi, prouver que huit euros sont nécessaires au travail issu de cette réflexion.
L’idée de départ était plutôt bonne, mais du concept, l’auteur en fait une exploitation au lieu d’en faire une oeuvre, qui elle, serait réellement réfléchie, et transposée intelligemment, et surtout pas commercialement. Les frais étant plus que minces, il fait des bénéfices clairement avec son “rien”, aussi numéroté qu’il soit. Peut-être faudrait-il attendre une autre conceptualisation de cet “artiste” pour voir ce qu’il est capable de réellement effectuer de ses dix doigts car qu’avons-nous comme satisfaction à présent ? Rien, évidemment.
http://www.riens.fr
